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Air Bullet
Jean-Christophe (membre 001) nous présente l'Air Bullet. C'est
un aéro-glisseur Nikko
au 1/18ème.

Fiche
Descriptive.
Modèle |
Air
Bullet (balle d'air) |
Epoque |
1992;
produit jusqu'en 2000?) |
Prix |
? |
Echelle |
1/18
ème |
Dimensions,
poids |
?
gr en ordre de marche. Empattement 235mm. L-l-H : 420x320x250
(largeur 275 sans pare-choc; caisse pickup : 380x160 |
Couleurs |
jaune
(mais aussi blanc, noir...) |
Vitesse |
?
km/h (nos mesures) 7 km/h (selon construc.) |
Moteur |
2 moteurs
|
Batterie |
9,6
volts à prise Tamiya |
Télécommande |
27 mhz,
2 voies non proportionnelles. Emetteur: 1 pile9 voltLR22.
Récepteur:
Quartz soudés?. |
Transmission |
direct;
helice reversible |
Roues |
|
Suspension |
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L'aéroglisseur, c'est quoi ?
Un
aéroglisseur (hovercraft), c'est un engin sur coussin d'air.
Ce coussin, c'est de l'air soufflé, qui se glisse entre le véhicule
et son support (la route), et généré par l'un ou l'autre.
Ici, puisque votre planché n'est pas percé de milliers de petits trous
soufflant de l'ai, c'est l'Air Bullet qui génère son propre coussin
d'air. Il est donc muni d'une soufflerie qui gonfle une jupe en caoutchouc.
Cette jupe est percée de quelques fentes, judicieusement reparties pour
égaliser le flux d'air s'en echappant et maintenant l'engin "en sustensation".
Grace à cela, l'Air Bullet "vole" à un millimètre au dessus du sol.
Quel intéret ? le fait de ne plus toucher le sol, ou la surface de l'eau,
réduit à quasiment rien les frottements... Il suffit alors d'une impulsion
pour que l'engin se déplace sans effort.
Imaginez une barque posée sur le sol; avec une corde, tirez pour la
déplacer. Pas facile. Maintenant, posez-la sur l'eau: c'est plus facile
à déplacer. On aurait aussi mettre des
roues, avec des roulements à bille, ce qui produirait un effet semblable,
diminuer les frottements, bien qu'il en reste.
Le coussin d'air, c'est encore mieux, les frottements sont totalement
annulés; Ca glisse comme une savonnette dans la baignoire. Mais cette
solution miracle présente quelques inconvénients : comment faire bouger
le véhicule
?
Comment freiner, comment virer ...?
L'aéroglisseur Nikko
Il reprend les principes d'un vrai aéroglisseur. La soufflerie, la jupe,
l'hélice...
La jupe :
C'est ce boudin noire qui fait le tour. Il est en caoutchouc naturel.
Le mien datant de 1992, a séché et souffre de quelques coupure, réparée
avec des pièces decoupées dans une chambre à air de vélo (choisir une
chambre de de boyau, plus fine). Sa fixation se fait par simple emboitement.
Elle peut donc se retirer en tirant doucement dessus.
Le Flotteur :
Notre engin est amphibie. Il peut donc aussi se déplacer sur l'eau (douce
exclusivement), sans vague. Une forme en polystyrène, bleue, assure
la flottabilité en cas d'arrêt de la soufflerie. Heureusement.
Le flotteur
fait le tour du Bullet, caché sous la jupe. Il est fixé par 4 clips
sur les cotés. Il est nécéssaire de le retirer pour avoir accès aux
vis.
La soufflerie :
C'est une turbine entrainée par un moteur, qui aspire l'air par le dessus,
et le rejette plus bas dans la jupe. Elle se met en fonction sur la
position "hover" de la télécommande, ou "R" (reverse: marche arrière).
L'hélice : 
Elle agit comme une hélice d'avion, et est entrainée par
un deuxième
moteur. Ca envoie de l'air vers l'arrière, puissament, pour faire
avancer l'engin. Elle présente la particularité de changer d'angle en
fonction de son sens de rotation. Ceci est sensé augmenter son efficacité:
c'est surtout très bruyant. J'essayerais bien de mettre une hélice simple.
Enfin, elle est efficacement protégée par 2 grilles, pour
protéger les petits doigts maladroits. Elle est entièrement démontable,
par vis.
Les volets :
Au nombre de 2, ils permettent de diriger le flux d'air, et donc de
d iriger l'engin à la façon d'un gouvernail de bateau. Ils agissent en
tout-ou-rien (donc non proportionnels), bien qu'entrainés par un servomoteur,
et non par un electro-aimant, solution vue sur le voilier ou
les voitures RC bas de gamme.
Le servomoteur est abrité avec la partie réception dans le plastique
noir. Il entraine par un petit ergot blanc (voir photo) un mécanisme
situé dans un bloc rouge. Celui-ci transmet le mouvement au 2 volets,
avec une protection équivalente à un sauve-servo.
Les volets sont fixés et entrainés par un emmanchement hexagonal. Entre
les 2 entraineurs (blancs) se trouve un réglage de centrage des volets.
C'est l'équivalent de nos trims de télécommande, mais c'est mécanique
et au niveau du véhicule.
L'émetteur:
Non
proportionnel, 2 voies, alimenté par une pile 9 volts,
F22. Pas d'interrupteur, il se met en route à la première
impulsion sur les manches, et se coupe au bout de 15 secondes sans
action.
Son quartz est soudé, 27.145 mHz.
Le manche de droite commande les volets, et donc la direction de l'engin,
gauche et droite. Classique. Le manche de gauche a 4 positions :
- R : (reverse) Commande la marche arrière. Dans cette position, la
soufflerie et l'hélice sont actives ensemble.
- S : (stop) C'est la position arrêt, soufflerie éteinte.
- Hover: soufflerie en marche, l'engin est sur son coussin d'air,
mais l'hélice est inactive
- F: (Formard) commande la marche avant soufflerie active.
Batterie et chargeur :
Une batterie 9,6 volts, 8 élements ni-cad, de 600 mAh (elle date de
1992), à prise Tamiya, équipant encore bien d'autre engins nikko (Ford
protruck...). Petit chargeur de 160 mAh permettant une charge non controlée
e 4 heures.
Démontage de l'engin :
Aucune vis apparente, même en retournant l'Air Bullet. Démonter en premier
la jupe. Celle-ci est simplement pincée par un bourrelet sur tout le
tour, à l'intérieur et l'extérieur.
Ensuite, retirer le flotteur; il est coincé par 2 excroissances de chaque
coté. Les vis sont alors apparentes.
Inutile de démonter les 4 gros écrous à l'arrière. à quoi peuvent-ils
donc servir ? à équilibrer l'engin. En effet, la batterie est completement
à l'avant, il faut donc ajouter du poids à l'arrière pour que l' aéroglisseur
soit horizontal. Il aurait été préférable que la batterie ait une place
plus centrale. La répartition des orifices sur la jupe, plus nombreux
à l'avant, complète l'équilibrage.
Essai :
L'engin necéssite une surface plane, horizontale et sans aspérité. Le
terrain idéal: parquet, carrelage, moquette rase... Je n'ai pas encore
fait l'essai sur l'eau.
Je passe de "S" à "Hover": l'engin se soulève; si la surface n'est parfaitement
plane, il glisse doucement selon la pente, même très légère. Pui j'enclenche
"F", la marche avant. L'hélice se met en marche avec un bruit peu supportable.
Comme les moteurs sont très puissants, la batterie peine à assurer l'appel
de puissance (un moteur qui se lance consomme pendant une seconde une
forte intensité), la soufflerie peine une seconde et l'engin redescent,
puis remonte aussitot. C'est assez désagréable, car on s'attend à voir
l'engin partir et non s'affaler. Avec une inertie très difficile à contrôler,
l'engin se lance; attention, pas de frein ! ça butte dans les murs et
les meubles ! On recommence, en jouant de la direction, et ce n'est
pas mieux, car ça glisse sur le sol comme un palet sur une patinoire.
En fait, ça ne fait que déraper. Il faut donc beaucoup de place pour
pouvoir evoluer et s'habituer à piloter. En fait, pour freiner, il suffit
de lacher le manche, l'engin descend et obei alors aux dures lois de
l'ahdérence totale...
La marche arrière: se fait par inversion de rotation de l'hélice.
Mais les volets sont alors totalements inefficaces: on ne recule donc
que
tout droit. Précisons: pour passer de marche avant en marche arrière,
on passe obligatoirement en position "stop", avec redescente de l'engin.

En évolution:
Je pense qu'il pourrait etre interessant de remplacer l'hélice d'origine
par une hélic à pas fixe; l'efficacité en marche arrière serait moindre,
mais on y gagnerait sur l'efficacité en marche avant, et en niveau sonore.
Eventuellement, je ferais un essai en bloquant le système de pas variable
avec un peu dee silicone. |