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Mega
Dictator / BossCat / Black Hawk
Si aujourd'hui la mode est aux voitures de circuits, dans les années
80 les tous-terrains dominaient. La Mega-Dictator fut l'arme de Nikko. A la
vue des caractéristiques, on comprend si elle était un jouet,
c'était quand même un beau jouet avec lequel on pouvait s'amuser
et taquiner les modèles réduits.
Elle fut déclinée en plusieurs évolutions, et sa robustesse
nous permet d'en voir encore aujourd'hui.
Attention: ne pas confondre avec Dictator Jr (junior) qui n'est qu'une petite
2 roues motrices. Par contre, la BossCat (voir en fin de page) est strictement
identique.
| Batterie : |
7,2 volts, 1200 mAh, 300 gr |
| Longueur : |
410 mm |
| Empattement: |
268 mm |
| Largeur: |
259 mm |
| Poids : |
1890 gr en ordre de marche |
| Moteur: |
2 moteurs 380 . |
| Transmission : |
4 roues motrices, 2 différentiels. |
| Suspension: |
4 roues indépendantes, grand débattement |
| Radiocommande: |
quartz amovibles |
Voiture Nikko tous-terrains 4 roues motrices, un moteur pour l’avant,
un pour l’arrière. Batterie 7,2 volts 1200 mAh, (compatible à celles
des NE10), télécommande digitale proportionnelle, avec trims.
Alimentation de l’émetteur avec 6 piles baton R6, permettant
une portée importante.
Pas de boite de vitesse, mais 2 différentiels.
Quartz et roues amovibles.
Grosse mangeuse de batterie, il lui faut une batterie au mieux de sa forme;
là, c’est un régal sur piste en terre. Dérapages
facilement controlables, voiture rapide. Sur bitume, elle est moins amusante,
car elle tient trop bien le bitume.
Le
rapport de pont est un peu long (avec les roues Big Foot),
rendant la voiture peu nerveuse, et peu apte aux denivelés
prononcés. Bien lancée, elle est rapide, et
les dérapages des 4 roues sont un régal.
Le grand débattement de ses suspensions et sa garde au sol permettent
de passer partout, si le denivellé n’est pas trop fort pour le
moteur. Pour vraiment en profiter, il faudrait une "Méga batterie".
Pourquoi est-elle si gourmande ? Il faut alimenter les 2 moteurs, la transmission
est longue et le poids un peu élevé, mais pas plus qu'une autre
1/10 électrique.
Le modèle présenté est de seconde génération,
avec ses grosses roues amenées par la mode "big foot". Les
roues des premiers modèles avaient un diamètre plus faible,
favorisant la vivacité et l'aptitude en cote.
Moteur :
L'originalité : 2 moteurs , avec pignon en alu monté à force,
mais facilement démontable ! De type 380 (comme ceux qui équipent
les NE12, Ford Protruck et Rocket Racer, mais aussi Thunder bolt...), cette
originalité est plutot une astuce pour éviter un arbre de transmission,
ou une courroie, entre les trains avant et arrière: chaque moteur entraine
2 roues.
On
peut envisager d'en monter de plus puissants. Ceci n'est pas prévu
par Nikko. Le variateur électronique devrait supporter une augmentation
de puissance raisonnable. Par contre, faudrait-il mettre 2 moteurs identiques
?
Par exemple, on doit pouvoir monter des Speed 400; Cette manipulation reste
réservée à des bricoleurs avertis. On retrouve la difficulté du
démontage du pignon, monté à force, commune avec les
NE14.
3 fils dont un soudé sur la carcasse (antiparasitage). Le moteur n'est
pas fixé directement sur la voiture, mais par l'intermédiaire
d'un berceau de plastique noir sur lequel il est fixé par 2 petites
vis.
Ce berceau est lui-même fixé par 2 vis longues qui prenennt place
dans un cylindre de plastique. Celui-ci à une nette tendance à casser.
J'ai remarqué ce problème sur 2 de mes voitures, sur le moteur
avant, et sur un seul des 2 cylindres. Celui-ci peut être recollé à la
colle cyanocrylate.
Evitez donc de démonter les moteurs juste par curiosité.
Variateur :
Le variateur est de type électronique, lié à la platine
de réception. Probablement robuste, car aucune panne n'a été rapportée
de ce coté là. Il sait faire passer une forte intensité,
comme en témoignent batterie et moteurs brulants en quelques minutes.
Emetteur :
La télécommande est de type "modélisme" 27mHz
en AM, avec led témoin de fonctionnement, trims de réglage de
neutre. Ni trim de décalage pour l'allure, ni inverseur de voies. L'alimentation
est assurée par 6 piles baton R6, et aucune prise de recharge n'est
présente. Quartz amovible, absent sur la photo.
Récepteur, servos :
Du jouet, donc rien de compatible avec les modèle R/C.
Amortisseurs:
4 roues indépendantes, avec des amortisseurs à ressort. Vissés
en bas, et rivés en haut. Il est possible de les remplacer par d'autres,
hydrauliques; la difficulté alors est de faire sauter les rivets. A
moindre frais, le bricoleur siliconnera les ressorts.
Carrosserie :
En plastique, solide, fixée par vis. Heureusement, le quartz est accessible
par la trappe à batterie.
Roues :
 Des
pneus très mous, qui necéssiteraient des mousses, sculptures
en chevron avec pointes. Les jantes, en plastique chromé, se fixent
avec un écrou Nylstop, de même dimensions que les NE10, et
entrainement par hexagone.
Malgré une pièce en acier, le guidage des roues est médiocre.
L'installation de roulements pourrait grandement améliorer le comportement
de la voiture.
Sur
la photo ci-contre, on la voit à coté de la Dandy Dash. Bien
que plus petite, la Dandy pèse le même poids.
Peut-on comparer la Mega avec le Ford ProTruck ?
Elles ont le même moteur, un 380, mais la Mega en a 2 ! Et 4 vraies
roues motrices au lieu de 2. Et une suspension à 4 roues indépendantes,
contre un essieu rigide.
Aujourd'hui, la Dictator n'est plus commercialisée, et aucun modèle
ne la remplace. Son prix d'achat devait être assez élevé (100
euros ?).
Pour bien en profiter, un accus nicad 2000 ou 2400 mAh, avec un bon chargeur,
sont un achat à prévoir.
2
autres modèles de méga-dictator. Différence de couleur,
de carrosserie, mais aussi de roues.
Les premières Mega Dictator (le modèle en noir de nos photos)
avaient des roues moins larges et hautes. Les 4 roues motrices assuraient
une adhérence bien suffisante, et la démultiplication plus
faible, du fait du diamètre des roues, rendait la voiture plus
nerveuse. La fixation de ces roues se fait par le classique écrou
Nylstop, mais l'entrainement était assuré par trois picots.
Ce système, ancien, n'est pas compatible avec les autres.
Outre
la batterie 7,2 volts, toujours d'actualité sur nos NE10, la trappe
abritait également un logement pour 4 piles batons LR6. Ces piles
alimentaient la partie radio-commande de la voiture: récepteur
et servo de direction.
Ensuite, les Dictator bénéficièrent d'une évolution
: le système BEC (pour plus de précision, voir les pages
techniques). Le modèle présenté, ici en noir,
est une épave. Son électronique a été récupéré pour
retaper une Thunder bolt.
Iil lui manque aussi ses amortisseurs avant et, son aileron arrière
et son mini-aileron à l'avant. Je ne suis pas sûr que sa
carrosserie soit d'origine.
Thomas, (membre
872), nous livre quelques précisions :
Les
dictator 1 et 2 sont techniquements identiques, la différence entre
les 1/2 et les 3 résident surtout dans quelques détails
qui font que les 1 et 2 bénéficient d'une conception plus
proche du modélisme que la 3 ne peut offrir.
En effet, les 1 et 2 ont des supports de fixation des amortisseurs avant
et arrière plus robustes que les 3, leurs fixations se fait par
rotule (ancrages en forme de boules) tandis que sur les D3 la fixation
des amortisseurs avant et arrière est plus stricte, il n'y a pas
de jeu plus important sur la modularité du mouvement des amortisseurs,
ensuite les fusés des D1 et D2 sont radicalement différentes
des D3, en effet les fusées ont un diamètre très
fin de sorte à pouvoir remplacer les roulements plastiques par
des roulements à bille de modélisme tandis que sur les D3
les fusées ont un diamètre plus important et contraignent
l'utilisateur a laisser les roulements en plastique de base, l'autre différence
vient du système de fixation des roues, sur les D1 et D2 les fixations
sont directement dérivées
du modélisme avec obligation de placer un adaptateur sur le bout des
fusés afin de fixer la roue, sur les D3 le système de fixation
est fondu dans la masse sur la fusé, le système de fixation
des D3 est plus robuste mais nettement moins standard. Concernant les radio-commandes,
les D1, D2 et D3 peuvent avoir les mêmes toutefois je sais que certaines
D3 ont eut une radiocommande légèrement plus grosse avec un
angle sur le dessus du boîtier de commande afin de mettre l'antenne
la plus droite possible - le quartz était également placé sous
les batteries de la commande dans ce cas -
Je ne vois que ces quelques différences techniques, sinon les planches
de déco étaient différentes, sur certains modèle
un pîlote était visible, sur d'autre le cockpit était
vitré noir.
Attention :
Les membres de la famille Dictator ont tous un point faible: la pièce
qui reçoit le moteur, le "berceau", a une tendance très
nette à voir ses pattes de vissage casser. Leur faible section
en est la cause, et la réparation par collage sera vaine. La solution
? fixer le moteur par des brides, ou plus simplement avec un collier nylon "rilsan".
BossCat
:
 Sous
cette appelation se trouve en fait une des dernières version de
la MegaDictator. La carrosserie est bleue teintée dans la masse,
les ailerons rouges, et les jantes jaunes.
Sur le modèle présenté, la voiture est en excellent état, à part
l'aileron détruit.
Black
Hawk :
Encore une version, toujours basée sur le même chassis bi-moteur.
Voir aussi la Nutty Hawk et la Super
tiger.
Il y a des mordus de Mega-dictator et BossCat :
- Votre serviteur (membre
001),
- Vasimolo (membre ????)
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